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L’intralogistique automatisée a vu éclore ces dernières années de nombreuses technologies de véhicules plus ou moins autonomes, destinés à déplacer des charges entre différentes zones des entrepôts et des usines. Face à la multiplication des technologies, on vous aide à faire le tri !

AGV et AMR apportent une solution intéressante pour mécaniser ou automatiser des installations logistiques ou industrielles avec flexibilité et quasiment sans travaux. Leur performance est néanmoins inférieure aux solutions basées sur du convoyage. Leur maintenance est un poste de dépense à part entière à planifier dès la conception du système !

AGV (Automated Guided Vehicule)

L’histoire des AGV remonte à l’industrie automobile des années 50. Leur principe est simple : il s’agit de supports mobiles, programmés pour réaliser un itinéraire d’un point A à un point B. Généralement utilisés pour déplacer des palettes, ils peuvent également supporter des étagères, des pièces industrielles ou des équipements médicaux dans des hôpitaux.

Les AGV nécessitent une piste matérialisant le chemin à suivre. Cette piste peut être physique ou virtuelle. On en distingue de plusieurs types :

  • Filoguidage : un rail ou un fil permet au robot de se maintenir dans le parcours prévu
  • Optoguidage : une ligne peinte sur le sol est suivie par des caméras embarquées
  • Laserguidage : un laser permet au robot d’estimer sa distance à des réflecteurs intégrés à son environnement
  • Géoguidage : une technologie de triangulation (type GPS) permet au robot de connaître sa position sur une carte

Selon la technologie choisie, des travaux plus ou moins lourds doivent être prévus. Les AGV modernes intègrent tous un système de détection qui leur permet de s’arrêter en cas d’obstacle. En revanche, ils ne sauront pas le contourner. Pour cette raison, les AGV évoluent généralement dans un environnement clos, inaccessible aux opérateurs (hors maintenance).

AMR (Autonomous Mobile Robot)

Plus récents, les AMR apportent de l’intelligence aux AGV et leurs permettent d’évoluer dans un environnement beaucoup plus complexe. Ils peuvent notamment déplacer des objets en présence d’opérateurs et sans parcours initialement programmé. Par ailleurs, ils sont capables d’éviter des obstacles et de coordonner leur déplacement s’ils sont plusieurs. Leur coût est plus élevé en raison des technologies embarquées, mais contrairement aux AGV ils ne nécessitent que peu d’adaptation.

Les AMR se repèrent dans leur environnement grâce à un ensemble de capteurs et caméras. Lorsqu’ils sont déchargés, ils se déplacent par eux-mêmes vers une station de rechargement. La recharge peut se faire par « biberonnage », ce qui limite leur temps d’indisponibilité mais peut diminuer la durée de vie de la batterie.

Olivier Veber

Auteur Olivier Veber

Spécialiste des systèmes logistiques automatisés pour le transport et le stockage, Olivier à plus de 30 ans d’expérience en ingénierie industrielle. Il a conçu de très nombreux systèmes automatisés dans tous les secteurs d'activité, en collaboration avec la plupart des équipementiers du marché.

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